Trempette ? Évidemment !

Trempette d'Orléans

Lors de ma première visite sur l’île d’Orléans, j’ai suivi le conseil de mon cousin qui me disait : «Tu dois absolument arrêter à la chocolaterie et manger un cornet trempé dans le chocolat belge ».

Doux Jésus, c’était littéralement cochon, incapable de terminer mon cornet.  Et, c’était un petit !

Des trempettes pour nous aussi

Il coulait de source que si nous partions un bar laitier, nous devions avoir des trempettes au chocolat belge.

Nous avions trouvé un fournisseur pour les trempettes régulières avec lequel nous avions convenu une entente d’exclusivité pour la région.  Pour les chocolats un peu plus sophistiqués comme le sucre à la crème à l’érable et cerise, nous avions un fournisseur de Montréal.  Il fut la raison première de commencer à fabriquer nos propres trempettes.

Ah ! Ces fournisseurs...

Vous savez, la vie parfois nous pousse à dépasser nos limites et bien, ce fournisseur nous a poussé à bout.  Il m’avait même nargué au téléphone que si j’étais pas contente des délais et quantité à commander (je devais commander des palettes), je n’avais qu’à le faire moi-même, mon chocolat !

Ce fut avec un plaisir que je lui ai répondu :  «Monsieur, nous ne savez pas à qui vous parlez, regardez-moi ben aller. »

Système D comme Débrouille-toi !

À partir de cet instant, j’ai fait mes devoirs.  Mes recherches m’ont amené à discuter avec une directrice d’un laboratoire d’un importateur de chocolat qui bien malgré elle, m’a donné la base de la recette.  Je me rappelle lui avoir dit avec surprise :  «Mais, madame, réalisez-vous que vous êtes en train de me donner la recette? »  Elle a éclaté de rire en m’expliquant que je ne serais pas une compétitrice puisque je demeure à l’opposé du laboratoire et qu’elle avait apprécié discuter de cette passion du chocolat.

Essaie - erreur

À partir de cette base, je me suis mise à mes pipettes de laboratoire, balance électronique et… mon pif !

La recette de la trempette Sucre à la crème à l’érable a été créée dans ma cuisine en plein mois de juillet.  Pendant que les gens s’amusaient dehors, j’avais le nez au-dessus de mes chaudrons et travaillais mes papilles afin de trouver le goût satisfaisant, le meilleur.

L’importance dans la création en cuisine est, oui l’idée géniale mais, d’écrire, de noter les mesures.  De ne pas avoir peur de se tromper et de recommencer.

Résultat ?

Pendant l’été 2014, j’ai donc réussi à créer la trempette Sucre à la crème à l’érable et la trempette Cerise à partir d’une base de chocolat blanc aromatisé.

Oui, oui, je vous le dis, j’étais fière de moi d’avoir relever le défi mais surtout, de ne pas avoir rappeler ce foutu fournisseur.

Renée L’Abbé
21 novembre 2016